Ostéopathie du nourrisson et de l'enfant : ce qui se fait, et ce qui ne se fait pas
Chez le nourrisson
L’accouchement est un passage sous contrainte, quel qu’en soit le déroulé. Certains bébés en gardent quelques semaines une préférence marquée. Ils tournent la tête d’un côté plutôt que de l’autre, s’installent toujours dans la même courbe, tètent mieux d’un sein. Les parents le voient avant moi.
Ce que je fais tient en peu de chose. J’observe comment l’enfant se pose, ce qu’il fait spontanément, ce qui le gêne. Puis des contacts doux et maintenus, qui laissent au bébé le temps de relâcher de lui même. Une séance dure rarement plus de vingt minutes. Il dort la moitié du temps.
Ce que je ne dirai jamais
Que l’ostéopathie règle les coliques, le reflux, le sommeil ou les otites. Ces affirmations circulent beaucoup. Elles ne reposent sur rien de solide, et elles font du tort aux familles autant qu’à la profession.
Un nourrisson qui pleure beaucoup, qui régurgite, qui dort mal, cela relève d’abord du pédiatre. Une consultation d’ostéopathie ne doit jamais retarder un avis médical, et c’est particulièrement vrai à cet âge.
Ce que je peux accompagner, c’est un inconfort de position et une gêne de mobilité. C’est un champ étroit, et c’est le seul que je revendique.
Chez l’enfant et l’adolescent
La croissance apporte ses propres motifs. Douleurs de genou chez l’enfant sportif, dos qui tire avec les poussées de croissance, suites de chutes et d’entorses, gêne liée au port du cartable ou à des heures d’écran.
Chez l’adolescent qui pratique en club, les mêmes principes s’appliquent que chez l’adulte sportif, avec une attention particulière aux zones de croissance, plus fragiles.
Le cadre
Le suivi de votre enfant appartient à son médecin ou à son pédiatre. Je ne me substitue à aucun des deux, je ne remets en cause aucun traitement, et je vous oriente vers eux dès que ce que je trouve sort de mon champ.
Consultez un médecin avant de venir si
- Fièvre chez un nourrisson de moins de trois mois : urgence médicale, avant toute autre démarche
- Refus alimentaire, vomissements répétés, cassure de la courbe de poids
- Bébé anormalement mou, difficile à réveiller, ou au contraire inconsolable de façon inhabituelle
- Tête qui reste tournée du même côté malgré les changements de position, ou aplatissement du crâne qui s'accentue
- Chez l'enfant : boiterie, douleur nocturne qui réveille, douleur avec fièvre
Questions fréquentes
- Est-ce que ça fait mal au bébé ?
- Non. Les techniques employées chez le nourrisson sont des contacts doux et maintenus. Aucune manipulation cervicale forte, aucun craquement. Un bébé qui pleure en séance pleure d'être manipulé et dérangé, pas de douleur.
- À partir de quel âge ?
- Dès les premières semaines, une fois la visite pédiatrique de sortie de maternité faite. Le pédiatre reste le référent du suivi de votre enfant.
- Combien de séances ?
- Une à deux suffisent le plus souvent. Si rien ne change après deux séances, je vous renvoie vers le pédiatre plutôt que de continuer.
- Faut-il une ordonnance ?
- Non. Mais je vous demanderai toujours si votre enfant est suivi, et pour quoi.