Douleurs de dos, de cou et d'épaules : ce que l'ostéopathie peut faire

Une douleur de dos ou de cou vient rarement de l'endroit où elle se manifeste. Elle s'installe quand une zone perd de la mobilité et qu'une autre compense pour elle, parfois pendant des mois. La séance cherche à retrouver cette mobilité perdue et à comprendre ce qui, dans votre quotidien, remet la tension en place.

D’où vient la douleur

Le point qui fait mal est rarement celui qui a commencé. Une douleur qui dure raconte le plus souvent une histoire d’habitudes : la même position, tenue longtemps, toujours du même côté, rejouée jour après jour. C’est ce que j’appelle au cabinet les cuisses de la grenouille.

Une lombalgie qui dure peut venir d’une hanche qui a cessé de tourner librement, d’un diaphragme retenu par des mois de respiration courte, ou d’un appui au sol devenu asymétrique après une entorse mal remise. Le corps n’a pas de compartiments. Il redistribue.

Ce que je regarde en séance

Je commence par vous écouter. Depuis quand, dans quelles circonstances, ce qui soulage et ce qui aggrave, ce que vous avez déjà essayé. Ce temps n’est pas de la politesse, c’est ce qui oriente tout le reste.

Vient ensuite l’examen. Mobilité du bassin, du rachis, des côtes, des épaules, des appuis au sol. Je cherche moins la zone douloureuse que les zones qui ne bougent plus et qui obligent la première à travailler pour deux.

Puis le traitement, avec des techniques choisies selon votre morphologie, votre âge et votre tolérance. Et enfin ce que vous pouvez faire chez vous, parce qu’une séance qui ne change rien à vos habitudes ne tiendra pas.

Les motifs que je reçois le plus souvent

Le bas du dos. Lombalgies, lumbagos, douleurs qui descendent dans la fesse ou la cuisse. C’est le motif numéro un, et de loin.

Le cou et le haut du dos. Cervicalgies, tensions entre les omoplates, douleurs liées au travail sur écran. Ce ne sont pas de mauvaises postures au sens moral, c’est l’immobilité qui fait mal. Le corps ne tient pas huit heures dans une position, quelle qu’elle soit.

L’épaule. Douleurs de mobilité, gestes qui deviennent difficiles à faire, réveils nocturnes quand on dort du mauvais côté.

Le bassin et le genou. Douleurs sacro-iliaques, gênes qui apparaissent à la marche ou à la montée d’escalier, suites lointaines d’une entorse de cheville.

Ce que l’ostéopathie ne fait pas

Elle n’agit pas sur une pathologie organique et ne remplace aucun suivi médical. Elle intervient sur les troubles fonctionnels, c’est à dire sur la mobilité et sur les tensions, pas sur la maladie elle même. Quand ce que je trouve dépasse ce cadre, je vous le dis et je vous oriente.

Consultez un médecin avant de venir si

  • Douleur apparue après un choc, une chute, un accident de la route
  • Fourmillements, perte de force ou perte de sensibilité dans un bras ou une jambe
  • Fièvre, perte de poids inexpliquée, douleur qui vous réveille la nuit
  • Troubles pour uriner ou pour aller à la selle apparus en même temps que la douleur
  • Antécédent de cancer, d'ostéoporose sévère, ou traitement prolongé par corticoïdes

Questions fréquentes

Combien de séances faut-il ?
Sur une douleur récente sans complication, l'évolution se juge en deux à trois séances. Au delà, sans amélioration franche, je vous réoriente vers votre médecin plutôt que de poursuivre.
Est-ce que ça fait mal ?
Non. Les techniques sont adaptées à votre sensibilité et à votre état du jour. Je vous dis toujours ce que je vais faire avant de le faire.
Faut-il une ordonnance ?
Non, l'ostéopathie est en accès direct. Certaines situations demandent tout de même un avis médical en premier, voir les signes ci-dessus.
Est-ce remboursé ?
Pas par l'Assurance Maladie. La plupart des mutuelles prennent en charge tout ou partie de la séance, avec un forfait annuel.

Écrit par Déborah Serezo, Ostéopathe D.O.(RPPS 10100814911). Page revue le .

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